Niamey, berceau de la Francophonie intergouvernementale

C’est à Niamey, capitale du Niger, qu’est né l’ancêtre de l’actuelle Organisation internationale de la Francophonie.

Dès 1967, Hamani Diori, à l’époque président de l’OCAM (Organisation commune africaine et malgache), évoque dans une interview « une réunion des ministres de la culture qui posera à l’échelon gouvernemental le problème de la francophonie ».

Interview d’Hamani Diori, président de l’OCAM (archive INA du 27 janv. 1967 – JT 13H)
Office national de radiodiffusion télévision française
Journaliste : André Blanchet

En effet, le 20 mars 1970, sous l’impulsion des présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger), Habib Bourguiba (Tunisie) et du Prince Norodom Sihanouk (Cambodge), 21 pays signent un traité pour la création d’une organisation intergouvernementale francophone : l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)Cette agence a pour objectif de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique autour d’une langue commune : le français. La convention insiste sur l’aspect solidaire et égalitaire des échanges et déclare en introduction :

Certains parlent même d’un « UNESCO de langue française ».

Niamey, conférence francophone (archive INA du 17 mars 1970 – JT nuit)
Office national de radiodiffusion télévision française
Journaliste :  André Blanchet

En 1998, l’ACCT devient Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), puis Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en 2005. Ci-dessous l’évolution des logos de 1970 à nos jours :

 

 

Créés en 1989, les Jeux de la Francophonie permettent à la Francophonie institutionnelle de prendre une dimension plus populaire et de se mettre à l’écoute de la jeunesse. Le Niger les a ainsi accueillis en 2005.  On remarquera l’usage de la croix d’Agadez dans le logo de cette Ve édition.

 

 

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Sources

 

 

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